Le groupe pharmaceutique Roche poursuit son ambitieux projet de développement et de densification de son siège. Au cours des prochaines années, son site de Bâle est appelé à faire peau neuve. Le projet phare est la tour B2 qui, avec ses 205 m de haut, deviendra la plus haute tour de Suisse. Les ingénieurs du bureau Gruner SA nous expliquent les défis géotechniques que ce bâtiment hors norme représente.
Inaugurée en 2015, la tour B1, siège du groupe Roche, est le bâtiment le plus élevé de Suisse et culmine à 178 m de haut. Le groupe investit actuellement au total près de 3 milliards de francs suisses dans le développement de son infrastructure de recherche et de bureaux, se donnant ainsi les moyens d’asseoir la pérennité et la réussite de l’entreprise dans l’avenir. Parmi les différents projets, certains vont redessiner le paysage urbain de la cité rhénane. La tour B2, un immeuble de bureaux culminant à 205 m, est en cours de construction. A l’heure actuelle, les travaux de fondation de la deuxième tour sont achevés et les travaux de gros-œuvre battent leur plein. Dès 2022, le bâtiment qui comprendra 50 étages et 3 sous-sols, pourra accueillir jusqu’à 2 400 collaborateurs. Le volume d’investissement prévu s’élève à 550 millions de francs suisses.
« plus haute tour de Suisse »
D’autres projets sont également en cours, tels que la construction du Centre pRed, un centre de recherche comprenant quatre bâtiments et dont la hauteur ne dépassera pas les 110 m.
La tour est 27 m plus haute que sa jumelle, a une emprise au sol inférieure et représente une charge totale caractéristique d’environ 1800 MN (180 000 tonnes).
Pour bâtir les trois sous-sols d’une hauteur d’étage de 8,5 m maximum, une fouille de 20 m de profondeur comportant des surprofondeurs allant jusqu’à 22,5 m a été nécessaire. La nouvelle tour se situe au milieu d’une zone déjà densément bâtie qui fait par conséquent l’objet d’une attention toute particulière. A l’ouest de la fouille, c’est notamment la proximité immédiate du centre de bio-technologie et de production (Bâtiment 95), sensible aux vibrations et aux tassements et comportant deux sous-sols et six étages, qui a posé un défi à la planification géotechnique.
Fort des expériences positives et de la bonne collaboration qui ont caractérisé la réalisation de la 1re tour, le maître d’ouvrage a décidé de confier la planification et la direction des travaux à la même équipe que celle de la 1re tour.
NO GOOD VIBRATIONS
Le chantier de construction de la 2e tour se trouve dans la vallée du Rhin. Les caractéristiques du sous-sol …
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