Rome-New York – Avec l’extension de l’Empire aux Ier et IIe siècles, Rome s’impose comme étant la ville la plus importante du monde, tant du point de vue politique et économique que culturel. Alors que sa domination s’étend tout autour de la Méditerranée, dans l’Europe entière et jusqu’aux îles britanniques, la cité compte près de deux millions d’habitants. L’expression Caput Mundi (Capitale du Monde) fait son apparition et met en lumière la notion de première ville globale. Plus tard, Constantinople, Berlin, Moscou ou Paris ont ambitionné d’accéder à ce statut. L’histoire a montré que la filiation idéologique de Rome conduit à la genèse de Londres et de New York. La puissance militaire et économique de l’Empire britannique qui, à son apogée, domine un quart de la population mondiale, n’a d’égal que l’emprise économique, technologique et idéologique représentée par la ville de New York au cours du dernier siècle. Le Big Apple exerce un impact significatif sur le commerce mondial, la finance, les médias, la politique, l’art, la mode, la recherche, la technologie, l’éducation, le divertissement et le tourisme. L’agglomération s’étend sur plusieurs comtés et empiète sur les états limitrophes, regroupant plus de vingt millions de personnes. Métropole métissée par excellence, New York abrite plus de trois millions de résidents nés à l’étranger et quelque 800 langues y sont parlées.
Les divers classements régulièrement édités placent systématiquement Londres et New York en tête des villes mondiales. Le GaWC (Globalization and World Cities Network), un Think tank basé dans le département de géographie de l’université de Loughborough, est l’un des plus réputés en la matière. Il place New York et Londres seules en tête dans la catégorie Alpha++. Sept villes sont classées en Apha+ (Hong Kong, Singapore, Shanghai, Beijing, Dubaï, Paris et Tokyo). La première ville suisse du classement, Zurich, est en Alpha- et Genève en Beta-.
Depuis quelques années, géographes et économistes ont identifié un autre phénomène défini par le terme d’Archipel Mégalopolitain Mondial ou réseaux de villes globales. Plus les produits, les richesses, les connaissances ou la culture se dispersent dans le monde, plus les centres de décision se concentrent en quelques lieux. Ces derniers acquièrent ainsi encore plus d’importance et tissent des liens privilégiés avec les autres pôles majeurs. Encore une fois, New York et Londres dominent la scène ; Tokyo étant le troisième pôle. (Rome-New York)
Loin de cette compétition pour la domination mondiale, d’autres réseaux s’organisent. Lausanne est par exemple la première ville suisse à rejoindre le réseau mondial UNESCO des villes apprenantes. La capitale vaudoise accède ainsi à une plateforme internationale permettant l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’apprentissage tout au long de la vie. Ce réseau mondial compte plus de 200 membres répartis sur les cinq continents. Cette reconnaissance aidera à atteindre plusieurs buts fixés dans le programme de législature de la ville, comme le soutien à la formation professionnelle ou la participation des jeunes à la vie de la cité. L’objectif est également d’encourager le transfert de compétences des seniors aux autres générations.
Avec 56 % de la population mondiale vivant en zone urbaine et des projections toujours croissantes (68% en 2050), les villes continuent à cristalliser les enjeux de notre société globalisée.
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